L'Oratoire de France

Accueil
"In nomine Jesu, omne genu flectatur coelestium, terrestrrium et infernorum" Philippiens 2,10


L’Oratoire de France regroupe des prêtres vivant en communauté,
sans prononcer de vœux de religion.
Il se consacre à des activités apostoliques diverses : 
éducation de la jeunesse, paroisses, recherche intellectuelle, aumôneries spécialisées.
Fondé à Rome en 1575 par saint Philippe Néri, l’Oratoire a été introduit en France au XVIIe siècle
par Pierre de Bérulle, initiateur de « l’Ecole Française de Spiritualité ».
Dissous en 1792, l’Oratoire a été restauré en 1852.
Il regroupe actuellement 42 membres présents en 13 implantations.
L'Oratoire de France est une société de vie apostolique de droit pontifical.

Actualités Oratoriennes

  • L'Oratoire
  • Collèges
  • Paroisses - Sanctuaires
  • Associations
  • Publications
  • Galeries photos
  • Actualités archivées

Nous contacter

   Contact

L'Oratoire de France

Maison Pierre de Bérulle
17 rue des Lyonnais
75005 PARIS
tél. : 01 44 08 76 00
fax : 01 44 08 76 16

Méditation, P. Luc Forestier

Première lecture du lundi 9 avril 2012

Pierre alors, debout avec les Onze, éleva la voix et leur adressa ces mots : " Hommes de Judée et vous tous qui résidez à Jérusalem, apprenez ceci, prêtez l’oreille à mes paroles. […]

Jésus le Nazôréen, cet homme que Dieu a accrédité auprès de vous par les miracles, prodiges et signes qu’il a opérés par lui au milieu de vous, ainsi que vous le savez vous-mêmes, cet homme qui avait été livré selon le dessein bien arrêté et la prescience de Dieu, vous l’avez pris et fait mourir en le clouant à la croix par la main des impies, mais Dieu l’a ressuscité, le délivrant des affres de l’Hadès.

Aussi bien n’était-il pas possible qu’il fût retenu en son pouvoir ; car David dit à son sujet : Je voyais sans cesse le Seigneur devant moi, car il est à ma droite, pour que je ne vacille pas. Aussi mon cœur s’est-il réjoui et ma langue a-t-elle jubilé ; ma chair elle-même reposera dans l’espérance que tu n’abandonneras pas mon âme à l’Hadès et ne laisseras pas ton saint voir la corruption. Tu m’as fait connaître des chemins de vie, tu me rempliras de joie en ta présence.

Frères, il est permis de vous le dire en toute assurance : le patriarche David est mort et a été enseveli, et son tombeau est encore aujourd’hui parmi nous. Mais comme il était prophète et savait que Dieu lui avait juré par serment de faire asseoir sur son trône un descendant de son sang, il a vu d’avance et annoncé la résurrection du Christ qui, en effet, n’a pas été abandonné à l’Hadès, et dont la chair n’a pas vu la corruption : Dieu l’a ressuscité, ce Jésus ; nous en sommes tous témoins. (Ac 2, 14.22b-32)

Méditation

Dans nos existences parfois chaotiques, quand les évènements intimes ou politiques s’enchaînent, quand notre entourage se transforme, il est parfois difficile de trouver les mots pour exprimer cette nouveauté. Une partie de nos discussions, surtout en cette période électorale, cherche à qualifier le monde dans lequel nous vivons. À l’intérieur du placide écoulement du temps, au milieu de nos activités habituelles, la déchirure d’une nouveauté laisse sans voix.

Le renversement que constitue la résurrection de Jésus-Christ constitue pour les disciples une expérience d’une radicale innovation : il ne s’agit pas du rappel de ce qui a toujours été, ni d’une lente évolution, ni d’un simple retour à ce qui existait avant. L’horizon ultime de la mort, seule certitude de nos existences, est déchiré par la découverte que le Crucifié est vivant, d’une vie qui dépasse et emporte nos propres personnes.

Les premiers chrétiens, tous juifs, ont goûté cette fulgurance dans leur propre intimité, en particulier Pierre qui a expérimenté le pardon que le Christ ressuscité accorde à celui qui l’a renié au moment ultime. Mais ils ont eu, en plus, la responsabilité d’expliciter pour transmettre ce qui reste inédit dans l’humanité, c’est-à-dire la relativisation de la frontière de la mort.

Et c’est à l’intérieur de ce que nous appelons aujourd’hui l’Ancien Testament qu’ils ont trouvé ce qui permet d’expliciter, de comprendre et de vivre cette transformation de Pâques : Pierre comprend qui est vraiment Jésus-Christ à partir de David, tandis que la figure royale que représente David devient l’annonce de Celui qui règne sur Israël et l’humanité parce qu’il a été placé sur l’unique trône que fut sa Croix.

Parce que le dessein de Dieu est unique, parce qu’il englobe la vocation singulière d’Israël et l’appel de toute l’humanité, l’ancien permet de dire le nouveau, le nouveau permet de comprendre l’ancien. En cela, Jésus-Christ constitue l’authentique reliure de ce que les chrétiens appellent la Bible et qui unit, sans les confondre, l’Ancien et le Nouveau Testaments.

Luc Forestier, prêtre de l’Oratoire,
à Saint-Bonaventure, Lyon

application/pdf iconMéditation de la semaine du 7 avril 2012

Qui sommes-nous ?

  • Histoire de l'Oratoire
  • L’esprit de l'Oratoire

Où nous trouver ?

  • Les Services de la Congrégation
  • Les communautés de vie des Pères oratoriens
  • La formation oratorienne
  • Les archives

Que faisons-nous ?

  • Les paroisses et sanctuaires
  • Les établissements scolaires
  • Les autres ministères et engagements