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Méditation biblique du père Luc Forestier

Alors que la fête des Rameaux d’hier a fait se succéder l’entrée triomphale de Jésus à Jérusalem et sa condamnation, sa passion et son exécution, le premier des jours que l’on appelle « saints » nous permet de méditer sur un passage déterminant du livre d’Isaïe que des générations de chrétiens ont lu en y voyant l’annonce du Christ. En réalité, comme ce fut le cas pour de nombreux passages de l’Ancien Testament, les premiers chrétiens y ont puisé les éléments qui les aidaient à rendre compte de leur foi pascale : celui qu’ils reconnaissent comme Messie est aussi celui qui est mort sur la croix avant d’être ressuscité par Dieu.

Méditation biblique du père Jacques Mérienne

« La vérité vous rendra libres ! » dit Jésus à ses disciples, non plus seulement ceux qui le suivent, mais ceux qui écoutent sa parole et la mettent en pratique. Nous ne disons plus « disciples » nous disons « fidèles », ce qui est équivalent. La chaîne de raisonnement de Jésus est donc : vérité – fidélité – liberté. C’est ce que nous vivons quand nous écoutons la parole de Jésus : sa vérité nous frappe, elle provoque notre adhésion et notre fidélité, ce qui nous rend libre de toute autre attache, nous rend à nous-mêmes, libres. Mais la chaîne de réflexion fonctionne aussi dans l’autre sens : liberté – fidélité – vérité. Lorsque prononçons à notre tour, libres et joyeux, les paroles de vie de Jésus nous éveillons la confiance et dévoilons la justice et l’amour. Quand elle marche comme ça la mission des fidèles n’est plus un devoir à accomplir, c’est une joie qui nous entraîne.

Méditation biblique du père Michel Quesnel

Il se trouve que nous supportons assez bien les discours de ceux qui nous mettent en garde contre le danger, mais que nous avons plus de mal à entendre les paroles qui dénoncent nos façons de vivre : une idéologie du bien-être qui favorise notre individualisme ; une accélération des rythmes qui nous essouffle ; une surabondance de miséreux à nos portes, tels les SDF de nos villes, bien incapables de se confiner pour mieux se protéger ; une invasion de la pub qui nous pousse à désirer toujours plus de confort et de biens matériels…

Homélie du frère Gilles-Hervé Masson o.p.

Chaque vendredi de carême – comme nous le faisons encore aujourd’hui – nous posons le regard sur la Croix du Seigneur. Nous la contemplons avec compassion au vu de cet amour souffrant et brisé par la méchanceté et la bêtise des hommes. Nous la contemplons aussi avec l’étonnement sans cesse renouvelé que suscite cet amour qui va si loin « pour nous les hommes et pour notre salut » – en nous gardant bien de nous laisser aller à des considérations trop abstraites ou théoriques sur « le péché et le salut du monde » – car cet amour il est au plus près de nos existences vécues, pâties. La croix est pour notre consolation et notre affermissement lorsque l’adversité est trop lourde à affronter.