Chaque semaine un prêtre de l’Oratoire écrit une méditation biblique en rapport avec le calendrier liturgique. Nous les publions ici. Vous pouvez également les retrouver sur la page Facebook des Oratoriens

Calendrier des sessions 2020 de La Valfine

La Valfine se prépare pour cette nouvelle année 2020 avec un programme riche et varié encore une fois ! Trois sessions ouvertes à tous sont d'ores et déjà planifiées avec les intervenants suivants : René Valette en Mai, Guy Aurenche en Juin et Albert Rouet en Octobre. Nous ouvrons cette session à plusieurs dizaines de participants. Venez nombreux !

« Quelle hospitalité ? » Méditation de François Picart

En ce temps-là, Jésus entra dans un village. Une femme nommée Marthe le reçut. Elle avait une sœur appelée Marie qui, s’étant assise aux pieds du Seigneur, écoutait sa parole. Quant à Marthe, elle était accaparée par les multiples occupations du service. Elle intervint et dit : « Seigneur, cela ne te fait rien que ma sœur m’ait laissé faire seule le service ? Dis-lui donc de m’aider. » Le Seigneur lui répondit : « Marthe, Marthe, tu te donnes du souci et tu t’agites pour bien des choses. Une seule est nécessaire. Marie a choisi la meilleure part, elle ne lui sera pas enlevée. »

Méditation biblique du père Jean-Marie Martin

Porter en nous la semence du Royaume dépasse nos espérances, il est en nous, ce Royaume, mais il étend ses branches au-delà de nous et porte du fruit de vie en nous et autour de nous. Au-delà de ce que nous pouvons croire ou imaginer.

Méditation biblique du père Michel Dupuy

L’Évangile ne cesse d’interpeler le croyant, éclairant son discernement. Celui-ci nous arrive après ce long temps de confinement et d’abstinence eucharistique, au terme duquel sont apparues chez les chrétiens des divisions témoignant de la conception très différente que chacun se fait de l’Eucharistie ; traduisant chez beaucoup une véritable et réelle approche de ce qu’est le « dernier repas du Seigneur ». Mais hélas, chez d’autres, une regrettable matérialisation du religieux et une chosification de l’hostie.

Méditation biblique du père Antoine Adam

Cette révélation de Dieu comme époux - honte à ceux qui dans l’Eglise ont perverti ce langage pour abuser et asservir l’autre dans une volonté obscure de domination - signifie que Dieu seul sait aimer notre humanité plurielle. Dieu épouse Israël dans la diversité de ses douze tribus. Le Christ Jésus, dans le don de sa vie, épouse toute l’humanité dans sa diversité au Nom de Dieu. Cela signifie que nos toutes représentations du vivant sont à convertir dans le jeu de la pluralité, dans une sortie de la volonté de puissance. La parole refrain de l’encyclique Laudato Si’, « Tout est lié », nous appelle à convertir nos modes de fonctionnement. L’heure est venue, dans cette crise écologique mondiale, d’entrer dans cette intelligence du rapport à la pluralité, dans l’esprit de l’unique époux : l’agneau de Dieu.

Méditation biblique du père Luc Forestier, 4 juillet 2020

Le geste eucharistique lui-même, qui accomplit et transforme la promesse d’une terre, nous offre la plénitude du repas du Seigneur mais il exige la pleine liberté de notre accueil qui va jusqu’à la reconnaissance de notre inadéquation au mystère célébré. Certes, par le baptême, nous sommes définitivement inscrits dans le royaume qui vient, et qui relativise toute appartenance géographique ou nationale. Certes, par la communion répétée à l’eucharistie, nos existences ébréchées ou déstabilisées sont rebâties comme le Seigneur le promet à propos de la « hutte branlante de Jérusalem ». Certes, nous voilà rendus capables de construire avec d’autres les villes où tous habiteront. Mais la pleine communion à ce geste instaurateur qu’est l’eucharistie réclame l’écoute d’une Parole qui vient heurter de plein fouet nos autosuffisances satisfaites. Cette Parole parfois amère est pourtant toujours nourriture eucharistique qui vient affiner nos appétits en vue du festin ultime qui nous attend déjà.

Méditation biblique du père Michel Quesnel, 25 juin 2020

Le roi de Babylone place sur le trône de Jérusalem une marionnette à sa solde, Mattanya ; et, d’autorité, il change son nom. Quand on sait ce que représente le nom dans la mentalité sémitique, c’est le déshonneur suprême. Le vainqueur déshonore les vaincus. Avons-nous des situations analogues en 2020 ? – Suivez toujours mon regard ! Alors, ces vieux textes n’ont-ils rien à nous dire ?

Homélie du père Michel Quesnel

En cette fête du Saint-Sacrement du Corps et du Sang du Christ, nous sommes particulièrement invités à l’action de grâce : c’est un cadeau extraordinaire que Jésus nous fait de pouvoir le recevoir en nourriture. Et nous sommes également invités à faire corps entre nous. Tout ce qui nous sépare, tout ce qui nous divise, tout ce qui crée des ségrégations n’a pas sa place. Il est normal de débattre ; tout groupe vivant le fait. Mais il n’est pas normal d’être désunis. La volonté d’unité est une des significations du geste de paix que nous faisons – de façon encore bien lointaine aujourd’hui – avant la communion.

Méditation biblique du père Jean-Marie Martin

Ton Amour, Seigneur, n’est pas arrêté par l’abondance de haine qui se déchaîne, et pour ta part, tu ne connais d’abondance que celle de l’Amour. Quand tu demandes à tes disciples d’aimer même leur ennemi, tu sais, ô combien, ce dont tu parles. Crois-tu vraiment que nous en soyons capables ? Osons-nous croire que nous en avons reçu la capacité ? Pourquoi s’étonner, d’ailleurs, que tu nous demandes, à nous les humains, à nous tes disciples, d’aimer nos ennemis, et de prier pour ceux qui nous persécutent, puisque tu nous en as montré le chemin, et puisque tu les aimes, nos ennemis, et que tu les sauves ! Mais sans l’aide de ton Esprit d’Amour, comment aimer suffisamment pour faire front à la haine qui ravage notre monde ?

Méditation biblique du père Roger Thomas

Que nous dit Barnabé pour notre route à ce jour ? Je pense, en ce temps de Pentecôte où nous sommes plus attentifs à l'action de l'Esprit Saint : une attention plus grande aux besoins de notre communauté au milieu de ce confinement où l'inventivité est de mise ; une attention à nos voisins, où des besoins ont pu s'exprimer ; une contemplation sur l'action du Seigneur, en ce temps où tant de générosités se sont manifestés. "S'il pleut à la saint Barnabé, il y a de l'avoine partout où l'on a semé" ; semons cette semence de la Parole de Dieu avec cette assurance qu’elle nous a déjà devancée. À la suite des Apôtres, prions.

Méditation biblique du père Michel Dupuy

(...) Si tant est que l’ordination me mette à part, ce que je ne crois pas, elle me met en premier lieu, sans exclusive ni sectarisme, au service des petits, des pauvres. Dans l’expression de la Foi, bien que devant prendre sur moi, je suis conduit à comprendre certaines marques de dévotion dans lesquelles l’on a emprisonné trop de chrétiens, le grain de chapelet, le petit cierge, une larme coulant sur une joue marquée par l’épreuve ou l’action de grâce… tous ces gestes du petit sous forme d’une religiosité qu’il m’est permis de regretter mais qui expriment une foi simple à laquelle nous avons pour mission de montrer la richesse en la vivant d’abord par nos actes et non pas nos beaux discours. Foi nourrie de cet Évangile plus que par tout code, canonique ou moral fut-il !

Méditation biblique du 26 mai 2020

Accédez à l'article pour lire les textes du jour et écouter la méditation biblique proposée par l'un des prêtres de l'église Saint-Eustache.